Installation
Comment connecter une caméra IP à un PC
Les différentes façons de relier une caméra IP à un PC Windows, avec les vérifications à faire si l’image n’apparaît pas.
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Un PC Windows peut servir de poste central pour quelques caméras IP ou webcams. Voici comment préparer le réseau, choisir les caméras, organiser l’enregistrement et prévoir le stockage avant l’installation.
Avant d’acheter des caméras, listez les vues utiles : porte d’entrée, accès au garage, caisse, couloir, atelier, entrée arrière, etc. Pour chaque zone, demandez-vous ce que vous voulez voir. Une vue générale permet de comprendre une scène ; une vue plus serrée est nécessaire si vous devez identifier une personne.
Cette étape évite d’installer trop de caméras tout en laissant les vrais points sensibles hors champ. Elle aide aussi à choisir la focale et la position plutôt que de compter uniquement sur la résolution.
Pour quelques flux 1080p, un PC récent de bureau peut suffire, surtout si l’encodage est effectué par les caméras. Plus vous ajoutez de flux haute résolution, de décodage, d’affichage en direct et d’analyse, plus le processeur, la mémoire, le GPU et le disque sont sollicités.
Privilégiez une machine stable, correctement ventilée et capable de rester allumée pendant les plages de surveillance. Un disque dédié aux vidéos simplifie la gestion du stockage.
Une webcam est économique pour une pièce proche du PC. Une caméra IP est beaucoup plus souple lorsqu’il faut couvrir plusieurs emplacements, passer par Ethernet/Wi-Fi ou installer l’appareil loin de l’ordinateur. Pour une installation fixe, le PoE est souvent intéressant : un seul câble transporte le réseau et l’alimentation.
Reliez les caméras et le PC au même réseau local, idéalement en Ethernet pour les postes fixes. Donnez aux caméras des adresses stables, par exemple avec des réservations DHCP. Notez les adresses MAC, les identifiants et l’emplacement de chaque appareil.
Pour plusieurs caméras PoE, vérifiez la puissance totale du commutateur et la capacité du réseau. Huit flux à 8 Mbit/s représentent déjà environ 64 Mbit/s sans compter le reste du trafic.
Si vous isolez les caméras dans un VLAN, autorisez explicitement le PC d’enregistrement à joindre ce réseau. L’isolation est utile pour la sécurité, mais elle ne doit pas bloquer le système que vous venez de construire.
Pour garder une installation lisible, préparez un petit tableau avec le nom de chaque caméra, son emplacement, son adresse IP, son adresse MAC, le type de connexion et le rôle prévu. Cette documentation paraît superflue avec deux caméras ; elle devient très utile après plusieurs mois ou lorsqu’un appareil doit être remplacé.
Pour un système de plusieurs caméras, évitez de tout faire passer en Wi-Fi par facilité. Une caméra fixe reliée en Ethernet ou PoE retire une source d’incertitude : pas de mot de passe Wi-Fi à renouveler, moins d’interférences et un débit plus prévisible. Réservez le sans-fil aux endroits où le câble est réellement difficile à tirer.
Vérifiez aussi l’adressage. Une réservation DHCP par caméra permet au logiciel de retrouver toujours le même équipement sans devoir programmer manuellement une adresse statique dans chaque boîtier. Notez les réservations dans votre documentation réseau.
Installez Security Eye sur le PC, puis utilisez Add Camera pour rechercher les appareils du réseau. Pour chaque caméra, testez le flux avec Connect & Test avant de passer à la suivante.
Donnez des noms basés sur l’emplacement : « Entrée », « Garage », « Stock », etc. Cette petite discipline devient précieuse lorsqu’il faut retrouver rapidement un enregistrement plusieurs semaines plus tard.
Enregistrer toutes les caméras 24 h/24 est simple, mais coûte de l’espace disque. Pour une zone peu fréquentée, la détection de mouvement peut suffire. Pour un commerce, une planification alignée sur les horaires d’ouverture ou de fermeture peut être plus logique.
Ne réduisez pas la qualité au hasard pour gagner du stockage. Faites un test sur les détails qui comptent réellement, puis adaptez le débit, la résolution et le nombre d’images par seconde. Pour les fausses alertes, utilisez les zones masquées et corrigez le cadrage avant de pousser la sensibilité à l’extrême.
Pour chaque caméra, décidez également si vous avez besoin d’une vidéo continue ou seulement des événements. Une entrée extérieure très fréquentée peut produire tellement de détections qu’un enregistrement « sur mouvement » se rapproche du continu. À l’inverse, une réserve fermée peut économiser beaucoup d’espace.
Après quelques jours, regardez les événements plutôt que de supposer que les réglages sont bons. Une caméra extérieure peut être parfaite à midi et produire des dizaines de fausses alertes la nuit à cause des insectes ou des phares. Une autre peut ne jamais déclencher sur une personne éloignée. Ajustez chaque caméra en fonction de sa scène, pas avec le même chiffre de sensibilité partout.
Si vous utilisez les notifications, activez-les après cette phase de réglage. Une avalanche d’e-mails ou de SMS le premier soir conduit souvent à désactiver complètement les alertes, alors qu’un réglage plus sélectif les rendrait utiles.
Le volume dépend du débit et du temps enregistré. À titre d’ordre de grandeur, 1 Mbit/s continu représente environ 10,8 Go par jour. Quatre caméras à 4 Mbit/s peuvent donc dépasser 170 Go par jour.
Déterminez combien de jours vous voulez pouvoir remonter en arrière, puis vérifiez que le disque offre une marge. Notre article sur le calcul du stockage fournit des exemples pour plusieurs nombres de caméras.
Prévoyez aussi le comportement en cas de panne de courant. Un onduleur peut maintenir le PC, le routeur et le commutateur PoE pendant une courte coupure et permettre un arrêt propre. Sans alimentation réseau, une caméra PoE et le PC peuvent s’éteindre en même temps, même si chacun fonctionne parfaitement en temps normal.
Faites d’abord fonctionner l’installation localement. Si vous voulez ensuite consulter les caméras depuis l’extérieur, choisissez une méthode adaptée : VPN, service distant du fabricant ou Web Access selon votre architecture.
N’exposez pas directement plusieurs interfaces de caméras sur Internet simplement pour gagner quelques minutes de configuration. Mots de passe uniques, mises à jour et limitation des services accessibles sont indispensables.
Pensez enfin à la maintenance. Vérifiez périodiquement l’espace libre, la date et l’heure des caméras, les mises à jour disponibles et la lisibilité de quelques enregistrements récents. Une vidéosurveillance qui « semble tourner » n’est pas forcément en état de fournir une séquence exploitable le jour où vous en avez besoin.
Si le PC sert aussi à d’autres tâches, évitez les logiciels susceptibles de provoquer des redémarrages, des mises en veille ou une forte charge imprévisible pendant l’enregistrement. Désactivez la mise en veille automatique lorsque la surveillance doit rester active.
Security Eye est un logiciel de vidéosurveillance pour Windows compatible avec les caméras IP et les webcams. Il permet d’enregistrer, de détecter les mouvements, de programmer la surveillance, d’envoyer des alertes et d’accéder aux caméras à distance.